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LES CHRONIQUES DE PROLOGUE
Par : AUGUSTIN LEBEAU [ 1851-1852 ]
Disparition du pupitre

Prologue, mercredi 15 octobre 1851

C’est une bien lourde tâche pour une seule institutrice que de s’occuper d’une classe de cinquante enfants de tout âge. Aussi, mademoiselle Tremblay a accepté ce poste en posant ses conditions. Elle veut appliquer un système dans lequel chacun a une responsabilité y compris les plus petits. Elle entend bien ne pas tarder à le mettre en place dans la classe.

C’est pourquoi Mathieu et Vitaline Martin dit Tudor arrivent avant les autres. Leur tâche est importante : Mathieu est responsable du groupe des écoliers de 6 ans et Vitaline, sa soeur jumelle, des écoliers de 7 ans. Ils doivent aider la maîtresse à préparer les activités de ces deux groupes pour la journée, ils doivent aussi terminer les corrections de la veille.

— Mademoiselle! mademoiselle! s’écrie la jeune Vitaline.

— Mon Dieu, que se passe-t-il Vitaline? On dirait que tu viens de voir une apparition.

— Je dirais plutôt une disparition lance Vitaline en invitant mademoiselle Tremblay à entrer. Voyez vous-même mademoiselle, ajoute-t-elle en montrant du doigt le devant de la classe.

— Ça parle au diable, où est passé mon bureau ? Ben voyons donc ! Pourtant la porte était verrouillée et moi seule et les commissaires avons la clé. Qui a bien pu faire ça ? J’espère que ce n’est pas un mauvais coup des «éteignoirs». Mon Dieu, qu’allons nous faire ?

Décidément, les récentes chaleurs de l’été des indiens tapent sur le ciboulot d’esprits tordus et malicieux. Faut-il être désoeuvré pour voler le pupitre de madame l’institutrice! Vous avez bien lu : le pupitre. Voler un pupitre ! Faudra-t-il enchaîner les pupitres ou les clouer au plancher? Vraiment, quelle idée!

Et puis, on ne sort pas un pupitre dans son mouchoir de poche. Il faut être au moins deux pour soulever le meuble et le porter dans la charrette. Et que pourrait bien en faire un habitant sinon du bois de chauffage ?

A qui peut bien profiter ce crime ? Aux enfants, certes. On leur a donné congé pour la journée. Mais il ne sera pas dit que des plaisantins feront la pluie et le beau temps avec l’école. Mademoiselle Tremblay affirme haut et fort qu’il faut retrouver les coupables.

Le curé Chandonnay et les commissaires arriveront sous peu pour tenter de faire la lumière sur ce mystère.

Voilà un événement bien curieux qui fera jaser tout le village car les écoliers ne tarderont pas à imaginer toute une histoire, grossie et colportée ensuite par les commérages.

Le plus fâcheux c’est qu’il faudra bien acheter de nouveaux cahiers d’écriture... Et sans doute un nouveau pupitre pour notre institutrice.


Augustin Lebeau, journaliste

La grange Yankee
et
l'enclos des chevaux.
La résidence du juge de paix.

Donald Laprise

Chez Donald Laprise

La chambre des enfants transformée en chambre d'amis.
Chez Donald Laprise
Percepteur seigneurial

Le bureau

Chez Donald Laprise

Le salon de la résidence.