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LES CHRONIQUES DE PROLOGUE
Par : AUGUSTIN LEBEAU [ 1851-1852 ]
Coupe de bâtons de hockey

Prologue, mardi 9 décembre 1851

En décembre, les habitants de la seigneurie «montent dans le bois» pour refaire leur provision annuelle de bois de chauffage afin d'affronter les sièges successifs et réguliers de l'hiver.

La plupart des habitants ont un boisé qui occupe souvent plus du tiers de la superficie totale de leur terre. C'est ce qu'on appelle le «bois debout». En ce temps de l'année on profite des chemins durcis par la gelée pour circuler en forêt.

Alexis Bergeron, comme à chaque année, prend soin d'abord de calculer la quantité de bois à abattre pour ses besoins prochains de chauffage et de construction. Avec le temps, il sait qu'il faut généralement de 25 à 30 petites cordes de bois pour passer l'hiver. Demain il partira pour la journée avec son engagé pour identifier les arbres à couper.

Il doit aussi couper des petits arbres sans valeur que l'on utilisera pour «baliser» les chemins du village. La glace est prise sur la rivière et il faudra faire le chemin jusqu'à St-Hyacinthe. Certaines parties de la rivière sont dangereuses toute l'année et il faut les identifier. Cela évitera les accidents qui ne pardonnent pas.

La rivière devient alors le plus beau chemin qui soit. Et il n'est pas rare qu'on y organise des courses. D'ailleurs cette année, les enfants veulent essayer de jouer au «hockey» sur la section de la rivière qui fait face au quai de Trefflé Bellerive.

Ici, personne ne connaît ce drôle de sport souvent décrit par les enfants du futur. Mais on croit bien avoir suffisamment d'informations pour organiser une partie. Les enfants ont des patins. Ils utiliseront un crotin de cheval bien durci pour la «rondelle» et de grosses branches d'arbres avec un «croche» dedans en guise de bâton.

Ce fameux bâton, c'est ce qui préoccupe le plus notre ami Alexis.

— Des branches d'arbres croches comme ça, ça court pas les chemins. C'est pas facile à trouver. Et pis j'ai pas que ça à faire, lance-t-il en bougonnant.

Il exhibe un plan sur lequel la forme du bâton en question est dessinée.

— Un hockey, un hockey. Ça n'intéressera jamais personne un jeu pareil, finit-il par dire avant que de se mettre à la tâche.


Augustin Lebeau, journaliste

La grange Yankee
et
l'enclos des chevaux.
La résidence du juge de paix.

Donald Laprise

Chez Donald Laprise

La chambre des enfants transformée en chambre d'amis.
Chez Donald Laprise
Percepteur seigneurial

Le bureau

Chez Donald Laprise

Le salon de la résidence.